Incendies de Gironde 2026 : comment faire chiffrer vos pertes et obtenir une indemnisation juste
Mise à jour 27/07/2026
42 000 hectares partis en fumée. 220 000 personnes évacuées. Au Porge, au moins 175 maisons entièrement détruites. Les incendies qui ont ravagé le massif des Landes de Gascogne à partir de la mi-juillet 2026 sont les plus dévastateurs que la Gironde ait connus depuis plus d’un demi-siècle.
Aujourd’hui, le feu recule. Les hélicoptères se font plus rares, les élus font le tour des rues pour recenser les habitations brûlées et prévenir les propriétaires. Les caméras, elles, finiront par repartir.
C’est précisément à ce moment-là que commence la partie dont personne ne parle : celle où vous vous retrouvez seul, devant un formulaire de déclaration de sinistre, à essayer de vous souvenir de ce qu’il y avait dans votre garage.
Cette seconde épreuve, on la sous-estime toujours. Elle décidera pourtant du montant qui vous permettra ou non de reconstruire.
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Bonne nouvelle, vous n’avez pas besoin d’attendre un arrêté de catastrophe naturelle
Commençons par lever un doute que beaucoup de sinistrés ont en tête ces jours-ci.
Contrairement à la sécheresse ou aux inondations, un incendie n’a pas besoin d’être reconnu « catastrophe naturelle » pour être indemnisé. La garantie incendie fait partie du socle de tout contrat multirisque habitation (MRH). Elle se déclenche seule, sans arrêté publié au Journal officiel, sans attente de plusieurs mois.
Concrètement, si vous êtes assuré en MRH, votre dossier peut démarrer aujourd’hui.
Le gouvernement a par ailleurs annoncé, lundi 27 juillet, un accord avec la fédération France Assureurs : les frais de relogement des personnes évacuées seront pris en charge par les assureurs pour une durée pouvant aller jusqu’à trois semaines, que le logement ait été endommagé ou non. Une mesure exceptionnelle, qu’il faut penser à activer auprès de votre compagnie.
La difficulté ne se situe donc pas dans le principe de l’indemnisation. Elle se situe dans son montant.
Après le feu, 3 pièges se referment sur les sinistrés
Le piège de la mémoire
Personne ne fait l’inventaire de sa maison le dimanche après-midi. On ne connaît pas la marque de sa hotte aspirante, on ne sait plus combien on a payé le canapé, on a jeté la facture de la tondeuse il y a six ans.
Après un incendie total, il ne reste ni objet à montrer, ni facture à ressortir : tout a brûlé, y compris les preuves. Et l’assureur, lui, indemnise ce qui est listé et justifié, pas ce qui a existé.
Chaque ligne oubliée est une ligne perdue. Définitivement.
Le piège de la vétusté
Deuxième embûche, plus discrète, mais autrement plus coûteuse.
La vétusté, c’est la perte de valeur qu’un bien subit avec le temps. Un lave-linge de huit ans, un téléviseur de six ans, une charpente de trente ans : tous valent, aux yeux de l’assurance, nettement moins que leur prix d’achat.
Il n’existe aucun barème légal unique. Chaque assureur applique sa propre grille, et l’expert mandaté par la compagnie retient un taux au cas par cas, en fonction de l’âge du bien, de son état d’entretien, de sa durée de vie théorique.
Un même canapé peut donc être déprécié de 40 % ou de 70 % selon la lecture faite du dossier. Sur l’ensemble d’un mobilier de maison, l’écart se chiffre facilement en dizaines de milliers d’euros.
Reste à savoir si votre contrat prévoit une clause de valeur à neuf, un rachat partiel de vétusté ou un rééquipement à neuf et si les conditions de versement de cette seconde indemnité, souvent conditionnée à la présentation de factures de remplacement, ont bien été portées à votre connaissance.
Le piège de la maison encore debout
C’est le cas le plus injuste, et le plus fréquent après un feu de forêt.
Votre maison n’a pas brûlé. Elle est là, façade noircie mais murs en place. Le voisin, lui, n’a plus rien. Alors on vous dit que vous avez eu de la chance, et vous finissez par le croire.
Sauf qu’une maison exposée à un front de flammes de plusieurs dizaines de mètres a subi bien plus qu’un coup de suie :
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Le choc thermique peut déstructurer un enduit, faire éclater le parement de blocs béton, fissurer un linteau, altérer la résistance d’une charpente sans qu’aucune trace ne soit visible au sol.
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Les fumées et les suies s’infiltrent partout : combles, doublages, gaines, isolants, VMC, système de chauffage. Elles sont corrosives et durablement odorantes. Un simple nettoyage de surface ne règle rien.
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L’eau des lances à incendie, projetée en quantité massive, imbibe planchers, laines minérales et cloisons. Elle prépare, à échéance de quelques mois, des désordres d’humidité et des développements de moisissures.
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Les réseaux enterrés et les canalisations peuvent avoir souffert, tout comme les menuiseries dont les joints et les vitrages isolants ont fondu ou perdu leur étanchéité.
Un dossier bâclé sur ce type de sinistre, c’est une indemnité de quelques milliers d’euros pour un ravalement… et une facture de reprise structurelle à cinq chiffres qui tombe deux ans plus tard, quand la garantie est fermée.
Vous êtes dans l’une de ces trois situations ?
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Notre expert bâtiment en Gironde vous rappelle et vous dira si une expertise indépendante a un intérêt dans votre cas.
L’état de pertes, ce document qui décide de tout
Dans un dossier d’incendie, un document pèse plus lourd que tous les autres : l’état de pertes.
C’est le tableau qui recense, ligne par ligne, chaque bien détruit ou endommagé. Avec sa désignation précise, sa date d’achat, sa valeur à neuf, les justificatifs disponibles, et le taux de vétusté proposé. Il existe en 2 volets : l’état de pertes mobilier (le contenu) et l’état de pertes immobilier (le bâti).
Ce document est habituellement établi par l’expert de l’assureur. Mais rien ne vous interdit, au contraire, d’arriver avec le vôtre.
C’est là que se joue le rapport de force. Un état de pertes préparé en amont, méthodique, sourcé, transforme la visite de l’expert d’assurance : on ne discute plus « à peu près », on discute sur pièces.
Notre travail consiste précisément à construire ce document avec vous. Nous reconstituons votre patrimoine mobilier pièce par pièce, en nous appuyant sur tout ce qui peut faire preuve : historiques d’achat en ligne, relevés bancaires, garanties constructeur, photos de famille, vidéos, assurances antérieures, témoignages de proches. Nous chiffrons ensuite chaque poste en valeur à neuf et discutons les taux de vétusté au regard des clauses réellement souscrites dans votre contrat.
Et nous n’oublions pas les postes que les sinistrés omettent presque systématiquement : contenu du garage et de l’abri de jardin, outillage, vélos, matériel de bricolage, congélateur et denrées, terrasses et pergolas, clôtures, portails motorisés, piscine et local technique, panneaux photovoltaïques, système d’alarme, aménagements extérieurs, arbres d’ornement, ainsi que les frais annexes : déblais, mesures conservatoires d’urgence, pertes indirectes, déménagement, gardiennage.
Ce qu’un expert d’assuré regarde et que l’œil ne voit pas
Sur le bâti, notre approche est celle d’un technicien du bâtiment, pas d’un gestionnaire de dossier.
Nous intervenons sur site pour caractériser l’atteinte réelle de la construction : état des maçonneries après exposition thermique, comportement des fondations, intégrité de la charpente et de la couverture, tenue des planchers, contamination des isolants et des doublages, état des réseaux et des équipements techniques.
L’objectif est simple : faire la différence entre ce qui se répare et ce qui doit être déposé et reconstruit. Puis le démontrer, DTU et règles de l’art à l’appui, dans un rapport d’expertise structuré qui documente chaque désordre par photographies et argumentaire technique.
Ce rapport est ensuite l’outil qui vous permet de discuter d’égal à égal avec l’expert de la compagnie, dans le cadre d’une expertise contradictoire.
Les délais qu’il ne faut pas laisser filer
L’après-sinistre est une course contre la montre, et personne ne vous rappellera les échéances.
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5 jours ouvrés : c’est le délai légal pour déclarer un sinistre incendie à votre assureur, à compter du moment où vous en avez connaissance. Un appel d’abord, une confirmation écrite ensuite, de préférence en recommandé.
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Avant tout nettoyage : photographiez et filmez tout, pièce par pièce, y compris les décombres. Ne jetez rien avant le passage de l’expert. Récupérez le rapport d’intervention des pompiers, pièce maîtresse de votre dossier.
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Trois semaines : la durée de prise en charge exceptionnelle du relogement annoncée par les assureurs. Conservez toutes les factures d’hébergement, de restauration et de première nécessité.
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2 ans : c’est le délai de prescription biennale prévu par le code des assurances. Passé ce cap, toute action contre votre assureur devient irrecevable. C’est court, surtout quand les désordres différés (humidité, moisissures, mouvements structurels), mettent parfois 18 mois à se manifester.
Un dernier point que beaucoup ignorent : de nombreux contrats MRH comportent une garantie « honoraires d’expert », qui prend en charge tout ou partie du coût d’un expert que vous mandatez vous-même. Vérifiez vos conditions particulières. Nous pouvons vous aider à le faire.
Ce que nous faisons pour vous, concrètement
Nous vous recommandons un cabinet d’expertise bâtiment indépendant des assurances et des entreprises de travaux. Nous ne vendons ni police d’assurance, ni chantier de reconstruction. Notre seule mission est technique et factuelle.
Après un incendie, nous intervenons sur 4 volets :
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La reconstitution et le chiffrage de vos pertes mobilières : établissement d’un état de pertes détaillé et justifié, poste par poste, en valeur à neuf.
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L’évaluation des dommages immobiliers : diagnostic des atteintes visibles et invisibles au bâti, distinction réparation / reconstruction, chiffrage argumenté.
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L’assistance le jour de l’expertise d’assurance : nous sommes présents à vos côtés, nous portons le débat technique, nous faisons acter vos réserves au procès-verbal.
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L’appui à la négociation : analyse de la proposition d’indemnité, identification des postes omis ou sous-évalués, contestation motivée des taux de vétusté, et si nécessaire, orientation vers une tierce expertise ou vers un avocat spécialisé en droit de la construction et des assurances.
Vous n’avez pas à devenir expert en assurance en trois semaines, alors que vous venez de tout perdre. C’est notre métier, et nous le mettons de votre côté de la table.
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Nous intervenons sur tout le département : Le Porge, Lacanau, Lège-Cap-Ferret, Arès, Andernos-les-Bains, Lanton, Le Temple, Saumos, Carcans, Hourtin, Mios, Biganos, Marcheprime, Salaunes, Sainte-Hélène et l’ensemble du Médoc et du Bassin d’Arcachon.
Questions fréquentes sur l’indemnisation après les incendies de Gironde
Dois-je attendre un arrêté de catastrophe naturelle pour être indemnisé ?
Non. L’incendie est couvert par la garantie incendie de votre contrat multirisque habitation, qui s’applique sans reconnaissance préalable de l’état de catastrophe naturelle. Ce régime concerne d’autres aléas, comme la sécheresse ou les inondations. Vous pouvez donc déclarer et faire avancer votre dossier immédiatement.
Ma maison est encore debout, ai-je vraiment besoin d’une expertise ?
C’est souvent dans ce cas de figure qu’elle est la plus utile. Le choc thermique, les suies corrosives et l’eau d’extinction produisent des atteintes qui ne se voient pas depuis la rue et qui apparaissent parfois plusieurs mois après. Faire caractériser ces dommages pendant que le dossier est ouvert évite de découvrir trop tard que la garantie est prescrite.
Puis-je contester le montant proposé par l’expert de mon assurance ?
Oui. La proposition d’indemnité n’est pas une décision définitive. Vous pouvez la discuter à condition d’apporter des éléments techniques : postes de dommages omis, taux de vétusté incompatible avec vos conditions particulières, devis locaux contredisant les prix unitaires retenus. La plupart des contrats prévoient également une procédure de tierce expertise en cas de désaccord persistant. Notre rapport sert précisément à documenter ce débat.
Je n’ai plus aucune facture, tout a brûlé. Est-ce perdu ?
Non, mais il faut méthode et rapidité. Historiques de commandes en ligne, relevés bancaires, extensions de garantie, contrats de crédit, photos et vidéos personnelles, attestations de proches : de nombreuses sources permettent de reconstituer un patrimoine mobilier de manière crédible. Plus la démarche est engagée tôt, plus la reconstitution est solide.
Qui paie les honoraires d’un expert que je mandate moi-même ?
Ils sont en principe à votre charge, mais un grand nombre de contrats multirisque habitation comportent une garantie « honoraires d’expert » qui les prend en charge en tout ou partie, dans la limite d’un plafond. Nous vous aidons à vérifier ce point dans vos conditions particulières avant toute intervention.